Le Dr RAY GREEK au sujet de l'INEFFICACITÉ de...
Publié le 4 Décembre 2012
Le Dr RAY GREEK au sujet de l'INEFFICACITÉ de l'expérimentation animale.
Les travaux de Ray Greek ont été publiés dans des périodiques scientifiques et non scientifiques. Il a participé à de nombreuses émissions de télévision dont la BBC et CNN. Depuis 1996, il est le président de " l’association Americans For Medical Advancement ".
Auteur ou co-auteur de cinq livres qui critiquent l’expérimentation animale d’un point de vue strictement scientifique, son dernier livre " Modèles animaux à la lumière de l‘évolution " (co-écrit avec le professeur Niall Shanks) traite avec force détails de la question de la PRÉDICTIVITÉ...
Il explique,ici, pour un public non scientifique, l’importance de ce concept clé et son impact sur la santé humaine et l‘évaluation des risques toxiques :
" Le public accepte la recherche utilisant des animaux sensibles car il lui a été dit que cette recherche permettait de développer des médicaments plus sûrs et plus efficaces car si l’animal meurt ou subit des lésions suite à l’essai, alors ce médicament ne sera pas mis sur le marché. En d’autres termes, la réaction animale peut permettre de prédire la réaction humaine. Ce que j’ai appris vers la fin des années 1980 c’est que ceci est tout simplement FAUX. Les différentes espèces animales ont une évolution différente avec des différences dans l’expression et la régulation des gènes de sorte qu’aucune espèce animale ne peut prédire la réaction d’une autre espèce, dans ce cas, de l’homme. C’est aussi vrai pour l‘étude des maladies humaines à partir de recherches sur des animaux. On fait la supposition que si des chercheurs déterminent comment le VIH entre dans les globules blancs d’un singe alors ils auront appris comment ce virus entre dans les globules blancs d’un homme. Encore une fois, on peut démontrer que ceci est faux. Donc, la société utilise des animaux pour tester des médicaments et trouver des thérapies en pensant que les modèles animaux prédisent ce qui se passera chez l’homme alors que ces modèles ne permettent pas cette prédiction. La société permettrait-elle l’utilisation d’animaux sensibles si elle était consciente du manque de prédictivité de ces “modèles” ? Cela concerne aussi les lois et les réglementations en vigueur dans des pays comme les Etats-Unis ou le Royaume Uni et qui mènent à décider quels médicaments et substances chimiques peuvent être vendus.
Le nouveau paradigme est de faire les essais sur du matériel biologique humain, et même, sur l’individu qui va recevoir le médicament. Votre principale préoccupation n’est pas de savoir comment tel médicament va agir sur la plupart des gens mais, plutôt, comment il va agir sur vous. On peut déterminer cela en faisant un essai sur vos propres gènes grâce à une puce à ADN. Ceci se fait déjà de façon courante pour certains médicaments. Les raisons pour lesquelles nous ne progressons pas davantage dans ce domaine sont les mêmes que celles pour lesquelles la société conserve d’autres pratiques ridicules. La recherche sur des animaux est alimentée par les mêmes forces de la nature humaine qui ont lésé des individus depuis l’aube des temps : ignorance, cupidité, ego, préservation de soi, peur. Ajoutez à cela l’inertie et l’obéissance au système et vous aurez la formule parfaite pour maintenir florissante cette industrie multi-milliardaire.[...]
Beaucoup de personnes s’enrichissent en utilisant des animaux pour la recherche et la toxicologie et des institutions ont grandi aux côtés de ces individus. Tant que chacun n’aura pas réalisé que, en tant qu’individus, nous pouvons être lésés par les tests et la recherche sur des animaux, les groupes qui ont des intérêts dans ces tests et recherches continueront à en profiter, au détriment des patients."
http://antidote-europe.org/interviews/ray-greek-on-medical-research
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